PLUME D'ANGE
Paroles: Claude Nougaro, musique: J.C. Vannier, 1977
Vous voyez cette plume?
Eh bien, c'est une plume... d'ange
Mais rassurez-vous, je ne vous demande pas de me croire, je ne vous le demande plus.
Pourtant, écoutez encore une fois, une dernière fois, mon histoire.
Une nuit, je faisais un rêve désopilant quand je fus réveillé par un frisson de l'air.
J'ouvre les yeux, que vois-je?
Dans l'obscurité de la chambre, des myriades d'étincelles...
Elles s'en allaient rejoindre, par tourbillonnements magnétiques, un point situé devant mon lit.
Rapidement, de l'accumulation de ces flocons aimantés, phosphorescents, un corps se constituait.
Quand les derniers flocons eurent terminé leur course, un ange était là, devant moi, un ange réglementaire avec les grands ailes de lait.
Comme une flèche d'un carquois, de son épaule il tire une plume, il me la tend et il me dit:
"C'est une plume d'ange. Je te la donne. Montre-la autour de toi.
Qu'un seul humain te croie et ce monde malheureux s'ouvrira au monde de la joie.
Qu'un seul humain te croie avec ta plume d'ange.
Adieu et souviens-toi: la foi est plus belle que Dieu."
Et l'ange disparut laissant la plume entre mes doigts.
Dans le noir, je restai longtemps, illuminé, grelottant d'extase, lissant la plume, la respirant.
En ce temps-là, je vivais pour les seins somptueux d'une passion néfaste.
J'allume, je la réveille:
"Mon amour, mon amour, regarde cette plume... C'est une plume d'ange!
Oui! un ange était là... Il vient de me la donner...
Oh ma chérie, tu me sais incapable de mensonge, de plaisanterie scabreuse...
Mon amour, mon amour, il faut que tu me croies, et tu vas voir... le monde!"
La belle, le visage obscurci de cheveux, d'araignées de sommeil, me répondit:
"Fous-moi la paix... Je voudrais dormir... Et cesse de fumer ton satané Népal!"
Elle me tourne le dos et merde!
Au petit matin, parmi les nègres des poubelles et les premiers pigeons, je filai chez mon ami le plus sûr.
Je montrai ma plume à l'Afrique, aux poubelles, et bien sûr, aux pigeons qui me firent des roues, des roucoulements de considération admirative.
Je sonne.
Voici mon ami André.
Posément, avec précision, je vidais mon sac biblique, mon oreiller céleste:
"Tu m'entends bien, André, qu'on me prenne au sérieux et l'humanité tout entière s'arrache de son orbite de malédiction guerroyante et funeste.
A dégager! Finies la souffrance, la sottise. La joie, la lumière débarquent!"
André se massait pensivement la tempe, il me fit un sourire ému, m'entraîna dans la cuisine et devant un café, m'expliqua que moi, sensible, moi, enclin au mysticisme sauvage, moi devais reconsidérer cette apparition.
Le repos... L'air de la campagne... Avec les oiseaux précisément, les vrais!
Je me retrouve dans la rue grondante, tenaillant la plume dans ma poche.
Que dire? Que faire?
"Monsieur l'agent, regardez, c'est une plume d'ange."
Il me croit!
Aussitôt les tonitruants troupeaux de bagnoles déjà hargneuses s'aplatissent.
Des hommes radieux en sortent, auréolés de leurs volants et s'embrassent en sanglotant.
Soyons sérieux!
Je marchais, je marchais, dévorant les visages. Celui-ci? La petite dame?
Et soudain l'idée m'envahit, évidente, éclatante... Abandonnons les hommes!
Adressons-nous aux enfants! Eux seuls savent que la foi est plus belle que Dieu.
Les enfants... Oui, mais lequel?
Je marchais toujours, je marchais encore.
Je ne regardais plus la gueule des passants hagards, mais, en moi, des guirlandes de visages d'enfants, mes chéris, mes féeriques, mes crédules me souriaient.
Je marchais, je volais... Le vent de mes pas feuilletait Paris...
Pages de pierres, de bitume, de pavés maintenant.
Ceux de la rue Saint-Vincent... Les escaliers de Montmartre.
Je monte, je descends et me fige devant une école, rue du Mont-Cenis.
Quelques femmes attendaient la sortie des gosses.
Faussement paternel, j'attends, moi aussi.
Les voilà.
Ils débouchent de la maternelle par fraîches bouffées, par bouillonnements bariolés.
Mon regard papillonne de frimousses en minois, quêtant une révélation.
Sur le seuil de l'école, une petite fille s'est arrêtée.
Dans la vive lumière d'avril, elle cligne ses petits yeux de jais, un peu bridés, un peu chinois et se les frotte vigoureusement.
Puis elle prend son cartable orange, tout rebondi de mathématiques modernes.
Alors j'ai suivi la boule brune et bouclée, gravissant derrière elle les escaliers de la Butte.
A quelque cent mètres elle pénétra dans un immeuble.
Longtemps, je suis resté là, me caressant les dents avec le bec de ma plume.
Le lendemain je revins à la sortie de l'école et le surlendemain et les jours qui suivirent.
Elle s'appelait Fanny. Mais je ne me décidais pas à l'aborder.
Et si je lui faisais peur avec ma bouche sèche, ma sueur sacrée, ma pâleur mortelle, vitale?
Alors, qu'est-ce que je fais? Je me tue? Je l'avale, ma plume?
Je la plante dans le cul somptueux de ma passion néfaste?
Et puis un jeudi, je me suis dit: je lui dis.
Les poumons du printemps exhalaient leur première haleine de peste paradisiaque.
J'ai précipité mon pas, j'ai tendu ma main vers la tête frisée...
Au moment où j'allais l'atteindre, sur ma propre épaule, une pesante main s'est abattue.
Je me retourne, ils étaient deux, ils empestaient le barreau: "Suivez-nous."
Le commissariat.
Vous connaissez les commissariats?
Les flics qui tapent le carton dans de la gauloise, du sandwich...
Une couche de tabac, une couche de passage à tabac.
Le commissaire était bon enfant, il ne roulait pas les mécaniques, il roulait les r:
"Asseyez-vous. Il me semble déjà vous avoir vu quelque part, vous.
Alors comme ça, on suit les petites filles?
- Quitte à passer pour un détraqué, je vais vous expliquer, monsieur, la véritable raison qui m'a fait m'approcher de cette enfant.
Je sors ma plume et j'y vais de mon couplet nocturne et miraculeux.
- Fanny, j'en suis certain, m'aurait cru. Les assassins, les polices, notre séculaire tennis de coups durs, tout ça, c'était fini, envolé!
- Voyons l'objet, me dit le commissaire.
D'entre mes doigts tremblants il saisit la plume sainte et la fait techniquement rouler devant un sourcil bonhomme.
- C'est de l'oie, ça..., me dit-il, je m'y connais, je suis du Périgord.
- Monsieur, ce n'est pas de l'oie, c'est de l'ange, vous dis-je!
- Calmez-vous! Calmez-vous! Mais vous avouerez tout de même qu'une telle affirmation exige d'être appuyée par un minimum d'en quête, à défaut de preuve.
Vous allez patienter un instant. On va s'occuper de vous. Gentiment hein? gentiment."
On s'est occupé de moi, gentiment.
Entre deux électrochocs, je me balade dans le parc de la clinique psychiatrique où l'on m'héberge depuis un mois.
Parmi les divers siphonnés qui s'ébattent ou s'abattent sur les aimables gazons, il est un être qui me fascine.
C'est un vieil homme, très beau, il se tient toujours immobile dans une allée du parc devant un cèdre du Liban.
Parfois, il étend lentement les bras et semble psalmodier un texte secret, sacré.
J'ai fini par m'approcher de lui, par lui adresser la parole.
Aujourd'hui, nous sommes amis. C'est un type surprenant, un savant, un poète.
Vous dire qu'il sait tout, a tout appris, senti, perçu, percé, c'est peu dire.
De sa barbe massive, un peu verte, aux poils épais et tordus le verbe sort, calme et fruité, abreuvant un récit où toutes les mystiques, les métaphysiques, les philosophies s'unissent, se rassemblent pour se ressembler dans le puits étoilé de sa mémoire.
Dans ce puits de jouvence intellectuelle, sot, je descends, seau débordant de l'eau fraîche et limpide de l'intelligence alliée à l'amour, je remonte.
Parfois il me contemple en souriant. Des plis de sa robe de bure, ils sort des noix, de grosses noix qu'il brise d'un seul coup dans sa paume, crac! pour me les offrir.
Un jour où il me parle d'ornithologie comparée entre Olivier Messiaen et Charlie Parker, je ne l'écoute plus.
Un grand silence se fait en moi.
Mais cet homme dont l'ange t'a parlé, cet homme introuvable qui peut croire à ta plume, eh bien, oui, c'est lui, il est là, devant toi!
Sans hésiter, je sors la plume.
Les yeux mordorés lancent une étincelle.
Il examine la plume avec une acuité qui me fait frémir de la tête aux pieds.
"Quel magnifique spécimen de plume d'ange, vous avez là, mon ami.
- Alors vous me croyez? vous le savez!
- Bien sûr, je vous crois. Le tuyau légèrement cannelé, la nacrure des barbes, on ne peut s'y méprendre.
Je puis même ajouter qu'il s'agit d'une penne d'Angélus Maliciosus.
- Mais alors! Puisqu'il est dit qu'un homme me croyant, le monde est sauvé...
- Je vous arrête, ami. Je ne suis pas un homme.
- Vous n'êtes pas un homme?
- Nullement, je suis un noyer.
- Vous êtes noyé?
- Non. Je suis un noyer. L'arbre. Je suis un arbre."
Il y eut un frisson de l'air.
Se détachant de la cime du grand cèdre, un oiseau est venu se poser sur l'épaule du vieillard et je crus reconnaître, miniaturisé, l'ange malicieux qui m'avait visité.
Tous les trois, l'oiseau, le vieil homme et moi, nous avons ri, nous avons ri longtemps, longtemps...
Le fou rire, quoi!
Pluma de ángel
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¿Ve esta pluma?
Eh bien, es una pluma… de ángel
Pero tranquiliza, no le pido creerme, no le lo pido ya.
Con todo, escuchan una vez más, una última vez, mi historia.
Una noche, hacía un sueño désopilant cuando fui despertado por un escalofrío del aire.
¿Abro los ojos, lo que veo?
En la oscuridad de la habitación, de las miríadas de chispas… Se iban a juntar, por torbellinos magnéticos,
un punto situado ante mi cama.
Rápidamente, de la acumulación de estos copos magnetizados, fosforescentes, un cuerpo se constituía.
Cuando los últimos copos terminaron su curso, un ángel era allí, ante mi, un ángel reglamentario con el gran ala
s de leche.
Como una flecha de una aljaba, de su hombro toma una pluma, me la tiende y me dice:
“Es una pluma de ángel. Lo te doy. Muestre -la en torno ti.
Que único humano te crea y este mundo infeliz se abrirá del mundo de la alegría.
Que único humano te crea con tu pluma de ángel.
Adiós y se acuerda ti: la fe es más bonita que Dios. “
Y el ángel desapareció que deja la pluma entre mis dedos.
En el negro, permanecí mucho tiempo, iluminado, grelottant de éxtasis, alisando la pluma, el respirando.
En este tiempo-allí, vivía para los senos suntuosos de una pasión dañina.
Enciendo, la despierto:
“Mi amor, mi amor, observa esta pluma… ¡Es una pluma de ángel! ¡Sí! un ángel estaba allí… Acaba de dármela… Oh mi querida, me sabes incapaz de mentira, de broma escabrosa… Mi amor, mi amor, es necesario que me creas, y t
¡u va a ver… el mundo! “
Lo bonita, la cara obscurecida de cabello, de arañas de sueño, me respondió:
“Locos -moi la paz… Querría dormir… ¡Y deja de fumar tu satané Nepal! ”
¡Me vuelve a la espalda y a mierda!
Por la pequeña mañana, entre los negros de los cubos de basura y las primeras palomas, hilé en mi amigo más seguro.
Mostré mi pluma a África, a los cubos de basura, y por supuesto, a las palomas que me hicieron ruedas, roucoulements de considér
ation admirativa.
Sueno.
Ahí tienes mi amigo André.
Pausadamente, con precisión, vaciaba mi bolso bíblico, mi almohada celestial:
“Me oyes bien, André, quien se me tome seriamente y la humanidad muy entera se arranca de su órbita de maldición guerroy
manija y desastrosa. ¡A retirar! Terminadas el sufrimiento, la tontería. ¡La alegría, la luz descargan! “
André se formaba pensativamente la sien, me hizo una sonrisa mover, me implicó en la cocina y delante de un café, me explicó que m
oi, sensible, mí, propenso al misticismo salvaje, debía reconsiderar esta aparición.
El descanso… El aire de la campaña… ¡Con los pájaros precisamente, las verdades!
Me encuentro en la calle que truena, torturando la pluma en mi bolsillo.
¿Lo que decir? ¿Lo que hacer?
“El Sr. el agente, observan, es una pluma de ángel. ”
¡Me cree!
Inmediatamente tronándolos manadas de carros ya hargneuses se aplanan. Hombres radiantees salen, aureolados de sus
volantes y se abarcan sanglotant.
¡Seamos seriedad!
Iba, iba, devorando las caras. ¿Éste? ¿La pequeña dama?
Y súbito la idea me invade, evidente, brillante… ¡Abandonemos los hombres!
¡Dirigen a los niños! Solos saben que la fe es más bonita que Dios.
Los niños… ¿Sí, pero el cual?
Iba siempre, iba aún. No observaba ya la boca de las guías hagards, sino, en mi, de las guirnaldas de
amadas caras de niños, mis, mi mágicos, mi crédulo sonréían.
Iba, volaba… El viento de mis pasos hojeaba París… Páginas de piedras, betún, adoquines ahora.
Los de la rue San Vicente… Las escaleras de Montmartre. Subo, desciendo y me solidifico delante de una escuela, calle del Monte
nis.
Algunas mujeres esperaban la salida de los niños.
Falsamente paternal, espero, mí también.
El aquí.
[Más Letras en es.mp3lyrics.org/c31a]
Desembocan del parvulario por frescos soplos, por hervores abigarrados. Mi mirada oscila de caritas en min
ois, buscando una revelación.
Sobre el límite máximo de la escuela, una pequeña muchacha se detuvo. En la viva luz de abril, centella sus pequeños ojos de chorro, uno
poco adjuntos, un poco chinos y se los frotan vigorosamente.
Luego toma su cartera anaranjada, muy rebotado de matemáticas modernas.
Entonces seguí la bola marrón y cerrada, subiendo detrás ella las escaleras del Otero.
A aproximadamente ciento metros penetró en un edificio.
Mucho tiempo, permanecí allí, acariciándome los dientes con el pico de mi pluma.
El día siguiente correspondí a la salida de la escuela y el a los dos días y los días que siguieron.
Se llamaba a Fanny. Pero no me decidía abordarlo. ¿Y si le diera miedo con mi boca seca, mi sudor consagrado, mi pâleur mortales, vitales?
¿Entonces, qu'est-ce-que hago? ¿Me mato? ¿Lo trago, mi pluma? ¿La establezco en la parte inferior suntuosa de mi pasión dañina?
Y luego un jueves, me dije: le digo.
Los pulmones de la primavera exhalaban su primer aliento de peste paradisíaco.
Precipité mi paso, tendí mi mano hacia la cabeza rizada… En el momento en que iba a alcanzarlo, sobre mi propio hombro, una
pesada mano se cortó.
Me doy la vuelta, eran dos, empestaient el Colegio de Abogados: “Siguen.”
La comisaría.
¿Conoce a las comisarías?
Los polis que mecanografían el cartón en la gala, del bocadillo…
Una capa de tabaco, una capa de paliza.
El Comisario era buen niño, no rodaba las mecánicas, rodaba los r:
“Sienta. Ya me parece haberlo visto en alguna parte, ustedes. ¿Entonces como eso, se siguen a las pequeñas muchachas?
- Libre de pasar para uno arruinado, voy a explicarle, el Sr., la verdadera razón que me hizo acercarse a este enf
ant.
Saco mi pluma y hay de mi copla nocturna y milagrosa.
- Fanny, soy cierto, lo habría creído. Los asesinos, las policías, nuestro secular tenis de golpes duros, todo eso, era FI
¡ni, volado!
- Veamos el objeto, me dice el Comisario.
De entre mis dedos que tiemblan coge la pluma santa y la hace técnicamente circular delante de una ceja retén.
- Es ganso, eso…, me dice, me conozco, soy el Périgord.
¡- El Sr., esto no es ganso, es del ángel, le dice!
¡- Calma! ¡Calma! Pero reconocerá a pesar de todo que tal afirmación exige de ser apoyada por un mínimo de en
búsqueda, a falta de prueba.
Va a esperar un momento. Se va a ocuparse ustedes. ¿Amablemente hein? amablemente. “
Se se ocupó mi, amablemente.
Entre dos electrochoques, me paseo en el parque de la clínica psiquiátrica donde se me alberga desde un mes.
Entre el distintos atrapados que se retozan o se cortan sobre los agradables céspedes, ha un ser que me fajina. Es un viejo
hombre, muy bonito, se tiene siempre inmóvil en una avenida del parque delante de un cedro del Líbano. A veces, extiende lentamente el
s brazo y parece salmear un texto secreto, consagrado.
Terminé por acercarme él, por él dirigir la palabra.
En la actualidad, somos amigos. Es un tipo sorprendente, un científico, un poeta.
Decirle que sabe todo, tiene muy aprendido, sentido, percibido, taladrado, es decir poco.
De su barba masiva, un poco verde, a los pelos gruesos y torcidos el verbo sale, calma y con sabor a fruta, regando un relato donde los todos m
ystiques, las metafísicas, filosofías se unen, se reúnen para parecerse en el pozo estrellado de su memoria.
En este pozo de juventud intelectual, tonto, desciendo, cubo desbordante del agua fresca y límpida de la inteligencia combinada al amor, remonto.
A veces me comtempla sonréiendo. ¡Pliegues de su vestido de pozo, salido de las nueces, de grandes nueces que rompe de un único golpe en su palma, crac! para ofrecérmelos.
Un día en que me habla de ornitología comparada entre Olivar Messiaen y Charlie Parker, no lo escucho ya.
Un gran silencio se hace en mi.
Pero este hombre del que el ángel lo habló, este hombre imposible de encontrar que puede creer a tu pluma, eh bien, sí, es él, está allí, Dev.
¡ant ti!
Sin vacilar, saco la pluma.
Los ojos mordorés lanzan una chispa.
Examina la pluma con una agudeza que me hace estremecer de la cabeza a los pies.
“Qué espléndido espécimen de pluma de ángel, tiene allí, mi amigo.
¿- Entonces me cree? ¡lo sabe!
- Por supuesto, le creo. Acanalado el tubo ligeramente, el nacrure de las barbas, se no se puede confundirse.
Hasta puedo añadir que se trata de una pena de Ángelus Maliciosus.
¡- Pero entonces! Puesto que se dice que un hombre que me cree, el mundo se salva…
- Le detengo, amigo. No soy un hombre.
¿- No es un hombre?
- De ninguna manera, soy un nogal.
¿- Se les ahoga?
- No. Soy un nogal. El árbol. Soy un árbol. “
Hubo un escalofrío del aire.
Trasladándose de la copa del gran cedro, un pájaro vino a plantearse sobre el hombro del anciano y yo vendimias reconocer, miniaturi
se, el ángel malévolo que lo había visitado.
Ambos, el pájaro, el viejo hombre y mí, nos reimos, nos reimos mucho tiempo, mucho tiempo…
¡El ataque de risa, que!
Eh bien, es una pluma… de ángel
Pero tranquiliza, no le pido creerme, no le lo pido ya.
Con todo, escuchan una vez más, una última vez, mi historia.
Una noche, hacía un sueño désopilant cuando fui despertado por un escalofrío del aire.
¿Abro los ojos, lo que veo?
En la oscuridad de la habitación, de las miríadas de chispas… Se iban a juntar, por torbellinos magnéticos,
un punto situado ante mi cama.
Rápidamente, de la acumulación de estos copos magnetizados, fosforescentes, un cuerpo se constituía.
Cuando los últimos copos terminaron su curso, un ángel era allí, ante mi, un ángel reglamentario con el gran ala
s de leche.
Como una flecha de una aljaba, de su hombro toma una pluma, me la tiende y me dice:
“Es una pluma de ángel. Lo te doy. Muestre -la en torno ti.
Que único humano te crea y este mundo infeliz se abrirá del mundo de la alegría.
Que único humano te crea con tu pluma de ángel.
Adiós y se acuerda ti: la fe es más bonita que Dios. “
Y el ángel desapareció que deja la pluma entre mis dedos.
En el negro, permanecí mucho tiempo, iluminado, grelottant de éxtasis, alisando la pluma, el respirando.
En este tiempo-allí, vivía para los senos suntuosos de una pasión dañina.
Enciendo, la despierto:
“Mi amor, mi amor, observa esta pluma… ¡Es una pluma de ángel! ¡Sí! un ángel estaba allí… Acaba de dármela… Oh mi querida, me sabes incapaz de mentira, de broma escabrosa… Mi amor, mi amor, es necesario que me creas, y t
¡u va a ver… el mundo! “
Lo bonita, la cara obscurecida de cabello, de arañas de sueño, me respondió:
“Locos -moi la paz… Querría dormir… ¡Y deja de fumar tu satané Nepal! ”
¡Me vuelve a la espalda y a mierda!
Por la pequeña mañana, entre los negros de los cubos de basura y las primeras palomas, hilé en mi amigo más seguro.
Mostré mi pluma a África, a los cubos de basura, y por supuesto, a las palomas que me hicieron ruedas, roucoulements de considér
ation admirativa.
Sueno.
Ahí tienes mi amigo André.
Pausadamente, con precisión, vaciaba mi bolso bíblico, mi almohada celestial:
“Me oyes bien, André, quien se me tome seriamente y la humanidad muy entera se arranca de su órbita de maldición guerroy
manija y desastrosa. ¡A retirar! Terminadas el sufrimiento, la tontería. ¡La alegría, la luz descargan! “
André se formaba pensativamente la sien, me hizo una sonrisa mover, me implicó en la cocina y delante de un café, me explicó que m
oi, sensible, mí, propenso al misticismo salvaje, debía reconsiderar esta aparición.
El descanso… El aire de la campaña… ¡Con los pájaros precisamente, las verdades!
Me encuentro en la calle que truena, torturando la pluma en mi bolsillo.
¿Lo que decir? ¿Lo que hacer?
“El Sr. el agente, observan, es una pluma de ángel. ”
¡Me cree!
Inmediatamente tronándolos manadas de carros ya hargneuses se aplanan. Hombres radiantees salen, aureolados de sus
volantes y se abarcan sanglotant.
¡Seamos seriedad!
Iba, iba, devorando las caras. ¿Éste? ¿La pequeña dama?
Y súbito la idea me invade, evidente, brillante… ¡Abandonemos los hombres!
¡Dirigen a los niños! Solos saben que la fe es más bonita que Dios.
Los niños… ¿Sí, pero el cual?
Iba siempre, iba aún. No observaba ya la boca de las guías hagards, sino, en mi, de las guirnaldas de
amadas caras de niños, mis, mi mágicos, mi crédulo sonréían.
Iba, volaba… El viento de mis pasos hojeaba París… Páginas de piedras, betún, adoquines ahora.
Los de la rue San Vicente… Las escaleras de Montmartre. Subo, desciendo y me solidifico delante de una escuela, calle del Monte
nis.
Algunas mujeres esperaban la salida de los niños.
Falsamente paternal, espero, mí también.
El aquí.
[Más Letras en es.mp3lyrics.org/c31a]
Desembocan del parvulario por frescos soplos, por hervores abigarrados. Mi mirada oscila de caritas en min
ois, buscando una revelación.
Sobre el límite máximo de la escuela, una pequeña muchacha se detuvo. En la viva luz de abril, centella sus pequeños ojos de chorro, uno
poco adjuntos, un poco chinos y se los frotan vigorosamente.
Luego toma su cartera anaranjada, muy rebotado de matemáticas modernas.
Entonces seguí la bola marrón y cerrada, subiendo detrás ella las escaleras del Otero.
A aproximadamente ciento metros penetró en un edificio.
Mucho tiempo, permanecí allí, acariciándome los dientes con el pico de mi pluma.
El día siguiente correspondí a la salida de la escuela y el a los dos días y los días que siguieron.
Se llamaba a Fanny. Pero no me decidía abordarlo. ¿Y si le diera miedo con mi boca seca, mi sudor consagrado, mi pâleur mortales, vitales?
¿Entonces, qu'est-ce-que hago? ¿Me mato? ¿Lo trago, mi pluma? ¿La establezco en la parte inferior suntuosa de mi pasión dañina?
Y luego un jueves, me dije: le digo.
Los pulmones de la primavera exhalaban su primer aliento de peste paradisíaco.
Precipité mi paso, tendí mi mano hacia la cabeza rizada… En el momento en que iba a alcanzarlo, sobre mi propio hombro, una
pesada mano se cortó.
Me doy la vuelta, eran dos, empestaient el Colegio de Abogados: “Siguen.”
La comisaría.
¿Conoce a las comisarías?
Los polis que mecanografían el cartón en la gala, del bocadillo…
Una capa de tabaco, una capa de paliza.
El Comisario era buen niño, no rodaba las mecánicas, rodaba los r:
“Sienta. Ya me parece haberlo visto en alguna parte, ustedes. ¿Entonces como eso, se siguen a las pequeñas muchachas?
- Libre de pasar para uno arruinado, voy a explicarle, el Sr., la verdadera razón que me hizo acercarse a este enf
ant.
Saco mi pluma y hay de mi copla nocturna y milagrosa.
- Fanny, soy cierto, lo habría creído. Los asesinos, las policías, nuestro secular tenis de golpes duros, todo eso, era FI
¡ni, volado!
- Veamos el objeto, me dice el Comisario.
De entre mis dedos que tiemblan coge la pluma santa y la hace técnicamente circular delante de una ceja retén.
- Es ganso, eso…, me dice, me conozco, soy el Périgord.
¡- El Sr., esto no es ganso, es del ángel, le dice!
¡- Calma! ¡Calma! Pero reconocerá a pesar de todo que tal afirmación exige de ser apoyada por un mínimo de en
búsqueda, a falta de prueba.
Va a esperar un momento. Se va a ocuparse ustedes. ¿Amablemente hein? amablemente. “
Se se ocupó mi, amablemente.
Entre dos electrochoques, me paseo en el parque de la clínica psiquiátrica donde se me alberga desde un mes.
Entre el distintos atrapados que se retozan o se cortan sobre los agradables céspedes, ha un ser que me fajina. Es un viejo
hombre, muy bonito, se tiene siempre inmóvil en una avenida del parque delante de un cedro del Líbano. A veces, extiende lentamente el
s brazo y parece salmear un texto secreto, consagrado.
Terminé por acercarme él, por él dirigir la palabra.
En la actualidad, somos amigos. Es un tipo sorprendente, un científico, un poeta.
Decirle que sabe todo, tiene muy aprendido, sentido, percibido, taladrado, es decir poco.
De su barba masiva, un poco verde, a los pelos gruesos y torcidos el verbo sale, calma y con sabor a fruta, regando un relato donde los todos m
ystiques, las metafísicas, filosofías se unen, se reúnen para parecerse en el pozo estrellado de su memoria.
En este pozo de juventud intelectual, tonto, desciendo, cubo desbordante del agua fresca y límpida de la inteligencia combinada al amor, remonto.
A veces me comtempla sonréiendo. ¡Pliegues de su vestido de pozo, salido de las nueces, de grandes nueces que rompe de un único golpe en su palma, crac! para ofrecérmelos.
Un día en que me habla de ornitología comparada entre Olivar Messiaen y Charlie Parker, no lo escucho ya.
Un gran silencio se hace en mi.
Pero este hombre del que el ángel lo habló, este hombre imposible de encontrar que puede creer a tu pluma, eh bien, sí, es él, está allí, Dev.
¡ant ti!
Sin vacilar, saco la pluma.
Los ojos mordorés lanzan una chispa.
Examina la pluma con una agudeza que me hace estremecer de la cabeza a los pies.
“Qué espléndido espécimen de pluma de ángel, tiene allí, mi amigo.
¿- Entonces me cree? ¡lo sabe!
- Por supuesto, le creo. Acanalado el tubo ligeramente, el nacrure de las barbas, se no se puede confundirse.
Hasta puedo añadir que se trata de una pena de Ángelus Maliciosus.
¡- Pero entonces! Puesto que se dice que un hombre que me cree, el mundo se salva…
- Le detengo, amigo. No soy un hombre.
¿- No es un hombre?
- De ninguna manera, soy un nogal.
¿- Se les ahoga?
- No. Soy un nogal. El árbol. Soy un árbol. “
Hubo un escalofrío del aire.
Trasladándose de la copa del gran cedro, un pájaro vino a plantearse sobre el hombro del anciano y yo vendimias reconocer, miniaturi
se, el ángel malévolo que lo había visitado.
Ambos, el pájaro, el viejo hombre y mí, nos reimos, nos reimos mucho tiempo, mucho tiempo…
¡El ataque de risa, que!
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